Journal de Bord Dimanche 13 Mai 2007

Publié le par yves Buffet

 

Samedi 12 mai 07 : Départ de  Mahon

Pour 9 heures le bateau est prêt, les amarres sont larguées, nous devons remonter tout l’estuaire de plusieurs kilomètres au fond duquel se trouve le port de Mahon. Avant de partir nous devons remplir le réservoir de gasoil car il est à moitié. L’enseigne Repsol, le Total local, se voit de loin, nous trouvons facilement. Deux bateaux sont déjà en place et nous devons attendre en faisant des ronds dans l’eau. Après un amarrage sans incident mais ayant manqué de coordination entre les équipiers, nous sommes à quai à coté d’un gros yacht à moteur qui englouti des milliers de litre, il faut dire qu’il consomme 77 l à l’heure en régime normal, notre besoin sera plus modeste XXX l plus 15 l d’essence pour l’annexe. A 10h30, c’est le vrai départ.

 

Le soleil brille et la baie est très jolie. Des petites falaises d’une dizaine de mètres surplombent la mer. Des maisons plus ou moins belles sont ainsi au dessus de l’eau, il y a des petites hauteurs sur lesquelles des constructions récentes ne sont pas choquantes. A entrée de la baie, des constructions militaires très rases, sur le coté droit on peut voir des canons qui pointent sur la mer, de l’autre coté un fort à la Vauban qui doit se visiter car l’on aperçoit deux autobus qui semblent être de tourisme.

 

Les dernières bouées de balisage sont franchies, je suis à la barre, le skipper m’annonce cap au 140, en route et au moteur. Très rapidement une brume épaisse se lève, nous sommes dans une purée de pois, visibilité 300 m environ et nous allons à 7 nœuds, le radar est en route, l’équipage est attentif, Bertrand est à l’avant, il veille. Je détecte un petit écho qui apparaît et disparaît parfois, attention à 11 heures. Un voilier nous passe devant juste visible. D’autres échos apparaitront mais sans raison uniquement pour nous garder attentifs.

Puis rapidement la brume disparaît, laissant  un beau soleil sur la côte au loin avec un joli phare rayé de rouge.

Le vent est faible est presque totalement contraire à la route que nous devons prendre pour nous rendre à notre prochaine escale, Carthagène sur la côte espagnole. Nous décidons quand même de mettre les voiles : Grande voile et Solent. Nous tirons des bords au prés serré, en gros on marche en zigzag avec des angles de 90 degrés. Beaucoup de distance faite pour peu de route de gagnée. La journée se passe ainsi, toutes les 3 heures nous prenons nos quarts à la barre.

Midi à 15 heures Yves

15 heures à 18 heures Rodolphe

18 heures à 21 heures Bertrand

Et ainsi de suite.

Le skipper Raymond supervise et ne prend pas les quarts occupé par la navigation sur les cartes.

Le bateau marche pourtant bien mais nous ne gagnons par beaucoup sur la route.

A 20 heures, nous affalons et partons au moteur. A 2000 tours, vitesse 7 nœuds, consommation théorique que je n’ai pas contrôlée 7,5 litres à l’heure. Le réservoir est plein, nous avons de l’eau à courir avant d’être en panne sèche.

A la fin de mon quart il est minuit. 6 heures de sommeil et ce matin de 6 à 9 ça repart.

Il est maintenant dimanche 13 mai 10h25, j’ai réussis à vous écrire ces mots depuis la fin de mon quart, assis dans le cockpit.

Vous ne vous posez pas la question ?

Et bien non,  je n’ai pas été malade depuis le départ de Mahon. Il y a bien des moments ou je dois respirer le grand air en faisant dépasser ma tête de la protection du roof, je ne m’éternise pas dans le carré. Maintenant par exemple, étant resté un bon moment à regarder l’écran de mon portable, je préfère remettre à plus tard la suite de notre conversation.

A SUIVRE …

Publié dans récit du voyage

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article