Journal de Bord Samedi 26 et Dimanche 27 Mai

Publié le par yves Buffet

26    et 27 mai 2007, Samedi et Dimanche.

 

Journée d’attente au  port de Baiona.

 

Ne croyez pas que les navigateurs s’arrêtent les week-ends dans un port et attendent la semaine d’après pour repartir. 
Si nous nous sommes arrêtés, c’est que nous n’avions pas la météo qui « va bien ». D’ailleurs en France, vous le vivez bien de la même façon, il fait froid, il pleut, et la sacro sainte météo de la télé vous explique, en long et en travers, que des dépressions à répétition arrivent par l’atlantique sur la France. Nous, l’atlantique « c’est par là qu’on passe », vous pensez bien que cela nous intéresse le temps qu’il y fait sur l’atlantique !

      Deux jours c’est long, très long surtout quand comme moi, on n’est pas spécialement patient et quand comme moi on ne sait pas encore faire deux choses à la fois.

J’ai entrepris cette aventure pour me lancer un défi.

Je dois être capable de le faire. A cette réponse j’ai déjà répondu oui.

Je dois acquérir une expérience. A cette réponse je peux dire c’est bien parti.

Je dois savoir si la mer me convient. A cela je suis surpris d’être si peu malade, par rapport à mes craintes du départ, j’ai vraiment l’impression de m’amariner.

Je sais par contre que je suis très loin de vivre décontracté comme je devrai le faire. J’ai pris cette aventure comme un travail qu’il me faut mener à bien et je n’ai qu’une hâte, c’est qu’il soit fini. Je n’ai pas d’obligation, mais pour l’instant je fonctionne encore comme cela.  Je m’inquiète quand même un peu pour l’entreprise, mon absence est plus longue qu’elle n’a jamais été, je ne doute pas que mes collaborateurs « assurent », mais pour moi c’est un peu de décontraction en moins. Je ne parle pas de la séparation avec la famille, j’y pense, et j’assume.

   Mes deux marins (Rodolphe et Raymond) ne sont en apparence pas stressés. Il faut attendre, et bien, pas de problème, on se balade, on joue les touristes, on va le soir au concert donné par un candidat au poste de maire de Baiona. On est tombé en plein dans le week-end de l’élection. Si je n’étais pas là pour leur polluer la vie par mon manque de décontraction, la vie serait belle. Je crois que comme moi ils sont pressés d’en finir mais qu’à ma différence ils savent prendre le temps de vivre quand les éléments sont contre eux.

Voilà donc pour moi deux jours pénibles à tuer le temps. J’ai d’abord avalé en une journée un roman d’aventure de 524 pages. Une balade de 3 heures dans la ville de Baiona à visiter et à chercher quelque chose à ramener pour mes 3 petits fils. Je n’ai rien trouvé mais cela m’a donné un but. Enfin dernière occupation stressante, une nouvelle panne sur le bateau.

Hutomel est équipé d’un téléphone satellite dont le standard s’appelle « mini M ».

Ce téléphone me permettait d’envoyer et de recevoir des mails. En un mot d’alimenter mon blog, mais surtout, de recevoir des fichiers météo. Cet appareil a décidé de ne plus s’alimenter, de ne plus être au courant. Malgré mes longues recherches à l’aide d’un testeur électrique « métrix » je n’ai rien pu faire, c’est le blackout. Plus de météo, plus de blog. Ils sont pénibles les week-ends d’attente.

Vivement lundi que le travail reprenne.

A suivre !

 

Publié dans récit du voyage

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